28/11/2008

Revue de presse

C’est quasi dans la poche


 Le plus dur a été fait. Pour la première fois depuis 1982, le Standard devrait passer l’hiver au chaud. Il faudrait maintenant une inconcevable catastrophe pour que les Liégeois ne se qualifient pas pour les 16es. Il y a deux semaines face au FC Séville, c'est Dieumerci Mbokani qui avait revêtu son costume de super-héros. Hier soir dans la froideur de Belgrade, c'est Igor De Camargo qui lui a volé la vedette. En marquant une dizaine de minutes avant la pause, le Brésilien a quasiment assuré la qualification du Standard pour les 16es de finale de la Coupe de l'UEFA. Six points, cela devrait en effet être suffisant pour passer l'hiver au chaud. Trois points lors des deux prochains matches contre la Sampdoria de Gênes et le Vfb Stuttgart (qui ont partagé l'enjeu) et la qualification serait même mathématiquement assurée. La qualif', c'est donc quasi dans la poche. Reste maintenant à se placer en ordre utile afin d'éviter soit les vainqueurs de groupes (pour les troisièmes de poule), soit les équipes recalées en Ligue des Champions (pour les 2es). Une victoire qui plus est méritée. Sur une surface de jeu verglacée, et à part en début de seconde période, rarement le Partizan n'a donné l'impression de pouvoir faire la différence. Et dire que les Serbes n'avaient plus d'autre alternative que la victoire. Ils sont d'ores et déjà éliminés et pourront disputer leur dernier match à Séville pour le plaisir.

Tout le mérite en revient au Standard qui, bien qu'en ne faisant pas un match plein et pétillant comme face à Séville, a parfaitement rempli son rôle. Chapeau également à Laszlo Bölöni, qui a osé relancer Reginal Goreux (très nerveux) sur le flanc droit afin de laisser Axel Witsel dans l'axe. Il faut dire qu'il aurait été dommage de déloger ce dernier du triangle axial extrêmement performant qu'il compose avec Steven Defour et Igor De Camargo. Sur le déroulement du match, le Standard ne se sera fait qu'une seule frayeur en première période lorsque...Espinoza est parti à la chasse aux papillons dans son rectangle. Mais a surtout connu un quatrième quart d'heure infernal avec notamment une frappe de Tosic sur la barre transversale. Bref, le Standard n'a certainement pas disputé son meilleur match de la saison mais a remporté celui qui était sans doute le plus piégeux. Les Rouches ont désormais prouvé que, sur la scène européenne, ils étaient capables de se montrer aussi motivés contre Liverpool ou le FC Séville que contre une équipe plus besogneuse comme le Partizan.

“Le Petit Poucet a gagné”

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 Laszlo Bölöni avait évidemment le triomphe modeste. Mais il a de nouveau marqué des points pour faire briller le Standard sur la scène continentale, c’est certain. Le coach roumain ne croyait pas si bien dire mercredi soir en déclarant que la rencontre ne serait pas décisive pour le Partizan. Pour lui, les Serbes pouvaient déjà dire adieu à la qualification pour les seizièmes de finale même sans jouer contre son Standard. Hier soir, avec ce but d'Igor De Camargo et ce succès nullement volé, il a planté les derniers clous du cercueil du Partizan. "C'est une rencontre au cours de laquelle le rendement des deux équipes a été fortement influencé par les conditions de jeu.", déclarait Laszlo Bölöni en conférence de presse d'après-match. "Les organisateurs ont effectué un beau travail pour nous offrir un terrain acceptable mais quand même, ces conditions n'ont pas favorisé le spectacle. En première
mi-temps, j'ai senti une forte domination de mon équipe même si, dans le secteur offensif, mes joueurs n'ont pas su vraiment se lâcher. Toutefois, je crois que notre avance avec ce but d'Igor De Camargo était logique."


Pondéré comme à son habitude, le coach du bord de Meuse poursuivait ensuite avec son analyse de la deuxième période, plus favorable aux Serbes. “J'ai dit pendant la pause à mes hommes que je pensais qu'ils seraient mieux adaptés au terrain avec une meilleure maîtrise du ballon. Mais le Partizan a alors dominé mon entrejeu dans la vitesse. Les changements de mon collègue m'ont posé des problèmes. Notamment avec Tosic, positionné plus haut. J'ai alors modifié le flanc droit et nous avons solutionné ce problème. Malheureusement, nous n'avons pas réussi à concrétiser nos autres occasions.” Le moment était venu alors de montrer un tantinet sa satisfaction après ce succès qui place sa
bande en tête du groupe C.
C
'est la victoire du Petit Poucet du groupe, toujours sur base des chapeaux lors du tirage.C'est la victoire des remplaçants aussi qui ont rempli très bien leur rôle. Je suis donc content mais je reste méfiant. Dès maintenant, je deviens le supporter du Partizan et je compte sur lui pour réussir une belle performance contre Séville. Cette équipe ne mérite pas determiner son parcours en Coupe UEFA sans prendre le moindre point."

Dans son rôle de récupérateur, Steven Defour ne cesse de s'affirmer. Dans l'ombre,
le Soulier d'Or en titre a hier une nouvelle fois livré une prestation de toute grande classe. "L'entraîneur m'avait demandé de tenir Almami Moreira à distance et je crois m'en être plutôt bien sorti.", lançait le capitaine du Standard. “Pourtant, sur un terrain gelé et fort glissant, ce n'était vraiment pas évident de développer du beau football. C'est pour cela que nous avons décidé de ne prendre aucun risque en défense et de finalement privilégier les longs ballons vers l'avant. On savait qu'on avait une belle occasion de se qualifier en gagnant ici. On n'a pas laissé passer cette chance. Le seul regret, c'est de ne pas avoir inscrit ce deuxième but qui aurait tué le match, mais ce n'est pas très grave. Nous avons joué avec nos astuces européennes: l'agressivité et la discipline. C'est la preuve que cette équipe a des qualités pour créer des exploits. J'en suis très fier. Qui l'eut cru lors du tirage au sort?”
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Dieumerci Mbokani, lui, pensait déjà à la rencontre de mercredi prochain face à la Sampdoria de Gênes. Quel que soit notre résultat, nous allons jouer ce match pour la gagne.Ici, le Partizan nous a, il est vrai, un peu mis la pression, mais Espinoza n'a quand même pas eu cinquante arrêts à effectuer.La clé de notre réussite, c'est de la rigueur et une bonne organisation. On peut aller loin, je pense.”

  


 

 

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Reginal Goreux titulaire pour la première fois en Coupe d'Europe, c'était la surprise du chef. Je m'attendais à jouer depuis l'entraînement de mardi.", avouait-il. “Même si tu n'es jamais sûr à 100%, j'ai quand même travaillé en me disant que je serais titulaire. Je crois avoir fait monboulot, même si j'ai eu plus de difficultés en seconde période. Ma condition physique n'est pas encore optimale, mais c'est logique dans la mesure où je joue peu. J'attends avec impatience le match contre la Sampdoria. C'est le genre de rendez-vous que personne ne veut manquer.”

Déçu, Almami Moreira a, néanmoins, échangé son maillot à deux reprises: avec De Camargo à la mi-temps, avec Onyewu à la fin. "Le Standard a très bien joué le coup. Il a contrôlé les débats après avoir très vite mené au score. Nous étions plus forts mais il n'y a que la réalité du marquoir qui compte. Après le match, je suis allé féliciter mes anciens équipiers et je leur ai dit qu'ils pouvaient aller loin dans cette épreuve. Sincèrement, c'est ce que je pense et cela me ferait vraiment plaisir pour ce club que j'adore."

 

Igor leur vole la vedette

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 Du côté du Partizan: deux stars attendues au tournant, hier soir. Lamine Diarra, le buteur maison et bien sûr, Almami Moreira, le meneur bien connu des Standardmen. De l’autre, deux vedettes également. Mbokani, tout d’abord, qui inspirait une grande méfiance dans le clan serbe. Et surtout, surtout, Milan Jovanovic bien sûr. Cette bande des quatre avait 90 minutes pour élire un seul héros de la soirée. Et le grand vainqueur est... Igor De Camargo! De ces quatre artistes, c'est le petit Portugais de poche, à qui les bruyants fans du Partizan consacrent à chaque match une chanson personnelle, qui se mettait le premier en évidence. Sur une pelouse assez difficile, Moreira obtenait un coup franc, envoyé au tapis par Igor De Camargo. À 40 mètres des buts d'Espinoza, certes, mais une simple action qui démontrait à quel point il n'a pas perdu de sa vivacité. Mbokani, lui, allait faire mieux à la 7e minute de jeu.Sur un centre de Dante, “Dieu” déviait légèrement le cuir. Bozovic était malheureusement pour le Standard sur la trajectoire. Au cours de ce premier quart d'heure, Milan Jovanovic entrait à son rythme dans le match, sous le regard de ses parents et amis. Lamine Diarra, pour sa part, brillait par une discrétion totale. Moreira reprenait alors le crachoir. Une superbe louche dans le grand rectangle d'Espinoza qui nous gratifiait de sa petite “floche” de la soirée. Sans conséquence toutefois.Après une demi-heure de jeu, Jovanovic se cassait encore les dents sur la défense serbe et surtout, le capitaine Dordjevic qui le bloquait à chacune de ses tentatives de dribble. Il forçait néanmoins Fesja à la faute, sanctionné d'un carton
jaune.

Mbokani rentrait un peu dans les rangs et Diarra se faisait toujours aussi discret...
Des quatre stars de la rencontre, Moreira tirait le mieux son épingle du jeu, assurément. À la 33e minute, Mbokani surgissait au premier poteau sur un corner de Defour.Sa tentative passait au-dessus de la cage partizane. Deux belles occasions pour le Standard, toutes les deux pour le Congolais. Mais celui-ci allait surtout délivrer un superbe centre au deuxième poteau pour Igor de Camargo qui, à la 36e minute, mettait les Liégeois sur le velours. Et volait par conséquent un peu la vedette au quatuor de choc... Bilan de cette première période: zéro pointé pour Diarra, très moyen pour “Jova” envoyé, il est vrai, constamment au tapis, pas mal du tout pour Moreira,
seul “serbe” inspiré. Mbokani, malgré l'aire de jeu très glissante sortait du lot...pour positionner son pote Igor en héros de la soirée. Cette avance, il fallait alors la préserver jusqu'au coup de sifflet final. Un challenge à la portée des Liégeois tant ce Partizan nous semblait peu emballant. Conclusion trop hâtive ou non? Milan Jovanovic démarrait le second round comme le premier: pas moyen de s'infiltrer entre les lignes de ses compatriotes. Lamine Diarra, le “Black Mamba” du Partizan se réveillait.Un beau travail sur le flanc droit liégeois qui semait ensuite une petite paniquedans le rectangle liégeois où Moreira réceptionnait le centre du Sénégalais.

Pas de quoi fouetter un chat malgré tout. 55e minute, le premier geste très intéressant et réussi de Milan, une talonnade pour lancer Mbokani...Obligés de tenter le tout pour le tout, le Partizan allait inéluctablement laisser des espaces aux deux attaquants liégeois...Tandis que la barre transversale d'Espinoza tremblait sur un essai de Tosic, Mbokani se retrouvait plus isolé en pointe. Le “rush final” du Partizan obligeait “Jova” à reculer davantage. Moreira, quant à lui, se démenait comme un beau diable pour trouver une ouverture. Mais avec Diarra, la sauce ne prenait toujours pas malgré une tentative de une-deux. Jovanovic sortait au profit de Mulemo à la 78e sous quelques applaudissements...Conclusion:le quatuor vedette n'a pas sorti de trait de génie.Bon match pour Moreira et Mbokani, plus que moyen pour Jova et Diarra. Tout bénéfice pour De Camargo qui leur a volé la vedette avec ce but importantissime.

Pas question qu’Axel Witsel parte”

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 Un repas de presse aux côtés de Lucien d'Onofrio, c'est toujours un moment spécial. Plutôt avare en commentaires, le boss apprécie, même s'il ne l'avouera jamais, ce genre d'exercice.Tout simplement parce qu'il sait pertinemment que l'assistance, à un moment donné ou un autre, ne saura plus sur quel pied danser. Avec lui, c'est clair, il est nécessaire de brancher un décodeur, histoire de distinguer le vrai du faux.Au royaume de l'info et de l'intox, Lucien D'Onofrio règne en maître absolu. À une réflexion d'un journaliste lui affirmant qu'un départ de Jovanovic en décembre chaussé du Soulier d'or serait tout bon pour les finances, il rétorque: Qui
vous dit que je ne l'ai pas déjà vendu?”
Puis, il enchaîne: “Je lui ai dit en tout cas qu'il y avait trois matches importants qu'il ne devait pas louper. La Sampdoria, Bruges et Gand.Trois rendez-vous émotionnels très décisifs pour lui."

Ensuite le cas d'Axel Witsel que l'Europe entière lui envie. “J'ai déjà reçu une offre bien plus importante (NDLR:Manchester?) que celle d'Everton pour Fellaini. Mais non, pas question qu'il parte cette saison ”De la vraie info? L'homme se délecte, sourit et puis sème le trouble dans la foulée:“Vous savez, peut-être aussi que je mens. Avec moi, hein, on ne sait jamais...” Un malin dans ce domaine, assurément. Du côté des certitudes, Lucien D'Onofrio s'est évidemment exprimé une nouvelle fois sur le dossier chaud du moment pour le foot belge:la scission. “Je le répète, c'est une honte que la politique dirige tout dans cette histoire."

Et enfin, l'autre futur grand projet des Rouches, le stade. “Une décision devrait tomber début janvier.", conclut Lucien D'Onofrio, sous l'éternel regard amusé de Reto Stiffler, “son” président. Il y a trois sites, dont deux qui tiennent vraiment la corde et notre cœur balance. Coronmeuse est un des deux (NDLR: l'autre pourrait être le site en cours d'assainissement de Chimeuse, derrière le terril et donc, toujours à Sclessin). Encore un peu de patience...”

Ecrit par Rédaction standard.be

 

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26/11/2008

En visite à Novi Sad, chez Milan Jovanovic

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Sa femme et ses deux fils reviennent en Belgique pour habiter auprès du Standardman

 

 

http://www.dhnet.be/sports/standard/article/234065/en-visite-a-novi-sad-chez-milan-jovanovic.html

14:30 Écrit par LA FAMILLE ROUCHE dans ITW Joueur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jovanovic |  Facebook |

De Camargo: "L'Uefa, c'est excitant"

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"Le championnat est important", estime Igor De Camargo

 

 

http://www.dhnet.be/sports/standard/article/234071/de-camargo-l-uefa-c-est-excitant.html

13:30 Écrit par LA FAMILLE ROUCHE dans ITW Joueur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : de camargo, uefa |  Facebook |