25/03/2009

Laszlo Bölöni

La page “Mambourg, morne plaine” est tournée du côté du Standard. Deux jours de congé pour oublier, c’est plus qu’il n’en faut. Du moins, deux de repos pour les joueurs de Bölöni qui ne doivent pas honorer de sélection nationale. C’est donc en comité réduit que les Rouches retrouveront le terrain d’entraînement de l’académie Robert Louis-Dreyfus cet après-midi à 16 heures.

Pour rappel, demain à 19 heures, ce Standard light et renforcé par quelques jeunes affrontera en match amical le CS Visé du président Guy Thiry (D3) toujours à l’académie. Un adversaire pour une autre joute amicale était sur le point d’être trouvé dans la soirée pour le mercredi 1er avril.

Bölöni: stop ou encore?

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(GDS - Y.Bouchard) Ce dossier ne sera évoqué que dans plusieurs semaines. Mais si une décision devait être prise aujourd’hui même, Laszlo Bölöni et le Standard poursuivraient-ils leur collaboration à l’issue de cette saison? Il ne s’agit nullement de faire de l’ingérence, de lancer une rumeur ou d’annoncer une tendance officielle. Plutôt, de dresser une liste non exhaustive des arguments purement objectifs qui plaideraient en faveur ou non d’une prolongation de contrat du Roumain en bord de Meuse. Pas plus tard qu’hier, un dénommé Eric Gerets a lancé publiquement: “Le Standard sera intelligent s’il prolonge Bölöni”. Voici une déclaration qui débroussaille déjà le terrain pour éviter de relancer un bruit qui court, qui court, depuis très longtemps. Elle nous permettra par conséquent de nous consacrer exclusivement aux faits.

Autant dire de suite que sur base de ce relevé, un simple constat: l’homme effectue de l’excellent boulot. Certes, l’issue finale de la compétition influencera l’avenir de ce sacré personnage dans la Cité Ardente. S’il coiffe les lauriers, on imagine mal une séparation entre les deux parties. Quoique, souvenez-vous d’un certain Michel... Et s’il n’atteint pas son objectif avoué, Bölöni et le Standard sacrifieront-ils pour la cause leur union si productive jusqu’à présent? Pas sûr non plus. Le principal intéressé a brièvement abordé le sujet voici quelques jours, sans lever le moindre coin du voile. Juste une insinuation qui prouveune nouvelle fois qu’il ne laisse rien au hasard: “Je suis toujours attentif à mon avenir.”, a-t-il déclaré. N’en déduisez pas qu’il est impatient. Il connaît très bien la réglementation en vigueur au Standard.

Les Plus:
Les résultats. Le paramètre le plus important, le baromètre indiscutable pour la survie d’un coach. Certes, le Standard champion de Preud’homme n’a perdu qu’à une seule reprise la saison dernière (à... Charleroi!). Mais le bilan actuel du Roumain
est évidemment plus que positif. À sept journées de la fin, être en lutte pour un deuxième titre d’affilée, cela justifierait d’ores et déjà une poursuite de la collaboration.

L’Europe. Avec ce fabuleux parcours en UEFA et quelques exploits magnifiques, il a offert une nouvelle visibilité à son club sur la scène continentale. Il faut de nouveau compter avec le Standard en dehors de nos frontières. Voilà qui demanderait bien une confirmation...

Succession. Laszlo Bölöni n’a pas débarqué à Sclessin dans les meilleures conditions. Succéder à Preud’homme après le titre, commencer son mandat par une Supercoupe gagnée contre le rival mauve et la ligue des champions contre Liverpool, un
véritable piège évité avec brio.

Charisme. Quelle personnalité! On aime ou on déteste toutefois, l’homme et l’entraîneur impressionnent. Classe naturelle, grande intelligence... des qualités essentielles pour un poste à hauts risques. Le bleu de ses yeux peut vous glacer le sang lorsqu’il s’est levé du pied gauche. Sûr, celui qui lui manquera de respect n’est pas encore de ce monde...

Formateur. Travailler avec des jeunes, il adore. D’accord, il ne les ménage pas. Et dès qu’il en a l’occasion, il leur montre le chemin qu’il reste à parcourir pour être un vrai pro. Dernier exemple en date: les gamins du noyau ne se changent plus dans le vestiaire en compagnie de son noyau dur. Tout cela, uniquement dans un souci de les faire évoluer, de les faire grandir. Il n’a pas hésité à donner du temps de jeu à des Mangala, Benteke, Carcela...

Niveau en hausse. Déclarer aux champions tout frais qu’ils manquent de technique et d’esprit tactique, il fallait oser. Il avait évidemment raison et a élevé la qualité du jeu liégeois par rapport à la saison dernière, incontestablement!

Exigeant. C’est l’ancienne école de l’Est: le travail, le travail et le travail. Il prolonge régulièrement les entraînements, il propose des ateliers personnalisés du gardien jusqu’aux attaquants après la séance collective. Aussi, il “ invite ” même ses protégés à une séance de jogging le 1er janvier en soirée sous la neige! Dur, néanmoins, ce jour-là, il était le premier à effectuer des tours de terrain dans un froid de canard pour montrer l’exemple.

Un clubman. Peu importe la durée de son bail dans un club, une fois qu’il y est, il en devient le plus fervent des défenseurs. Laszlo Bölöni n’a pas sa langue en poche lorsqu’il s’agit de protéger les intérêts de son employeur. “Si nous sommes pénalisés dans l’histoire de Mouscron, j’aurais mon mot à dire.”, a-t-il dernièrement
prévenu.

Public. Les supporters rouches étaient sceptiques, frustrés même par le départ de MPH, leur dieu vivant, du moins au moment du sacre. Il n’a pas fallu longtemps pour entendre le stade de Sclessin scander son nom. Il les fait rêver, c’est dans la poche!

Plus-value. Mettre de cette manière ses joueurs sous les feux de la rampe en Coupe d’Europe, cela vous affole leurs cotations en bourse. Sur le marché des transferts, certains Standardmen ont bénéficié en quelques mois à peine d’une plus-value phénoménale. Or, le Standard est une entreprise. On devine que les dirigeants de Laszlo Bölöni apprécient et se frottent les mains.

Les Moins:
Ses ambitions. Qui les connaît mieux que lui-même? Personne, bien sûr. Il n’en demeure pas moins que le Roumain est un homme ambitieux. Le Standard lui permet de se repositionner sur le marché européen après une dernière expérience plus anonyme à Al Jazeera. Le championnat de Belgique, même avec le Standard, n’est-il pas trop étroit et
confidentiel pour lui? Logique, l’homme rêverait certainement de rebondir une énième fois vers des sommets bien plus prestigieux. Mais son plan de carrière, il le garde secrètement. Une chose est sûre: comme pour ses joueurs, il s’est déjà offert une belle
plus-value depuis le début de son aventure principautaire. Alors, si un club en vue dans une compétition plus relevée que la nôtre lui fait les yeux doux, il y réfléchira à deux fois.

Structure. Le Standard est évidemment un club où le professionnalisme fait loi. Mais Laszlo Bölöni en veut toujours plus. En cas de reconduction, aurait-il son mot à dire pour améliorer encore la structure sportive ou pour recruter les renforts en vue du prochain exercice?

Gerets. Là, on retombe dans la rumeur. L’été dernier, elle prétendait que la nomination du Roumain se limiterait à une saison de transition avant l’arrivée d’un certain Eric Gerets. Que tout était déjà en ordre, même. L’actualité sur le Vieux Port porte à croire qu’il ne s’agissait que d’un bruit non fondé. Le Lion doit donner sa réponse aux dirigeants de l’Olympique de Marseille dans les jours qui viennent. Les prévisions penchent plutôt pour une prolongation dans le club phocéen. Gerets est probablement le seul coach dans le monde et... au-delà qui pourrait inciter les
dirigeants liégeois à envisager une fin de collaboration avec Bölöni. Et encore, ce n’est même pas sûr...


Ecrit par Rédaction standard.be

18:04 Écrit par LA FAMILLE ROUCHE dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boloni, transfert |  Facebook |

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