19/04/2009

Le Standard met ma pression

(GDS - C.Caulier) Enième espoir à décevoir ou vraie éclaircie à Mouscron? L’Excel aurait trouvé un investisseur sérieux mais ne communique pas à ce sujet. En tout cas, pas de quoi faire sourciller le Standard, seul en tête. Une nouvelle fois, les esprits étaient ailleurs à l'Excelsior. Mais les nouvelles parvenues aux oreilles des joueurs sont, semble-t-il, un peu plus réjouissantes que celles des derniers jours. Un nouveau sauveur providentiel serait prêt à sortir le REM de la misère pour aider le club à obtenir la licence. La direction hurlue n'a ni infirmé ni démenti ces bruits de couloirs. Quel crédit apporter à ces nouveaux éléments? Difficile à dire... Le suspense a été moins présent sur le terrain. Rythmés, les débats laissaient doucement émerger les Liégeois. Les leaders prenaient déjà l'avantage à la 13e, sur un sublime cadeau de la défense. Le centre de Defour trouvait la tête d'Onyewu, l'un des trois hommes esseulés au 2e poteau de Volders. L'Américain mettait ses couleurs sur le velours. Groggy, l'Excel ne réagissait qu'à la 25e. Un reconversion ultra rapide permettait à Baseggio de placer sur orbite Deranja. Mais le Croate se heurtait au retour de Mulemo. Les Hurlus sentaient les hommes de Bölöni à leur portée. Ouali, très en jambes, ponctuait une belle percée par une frappe astucieuse à la 32e. L'envoi loupait la lucarne d'un fifrelin. Les occasions fusaient. Volders devait s'employer sur un essai de Benteke, qui avait roulé Diakité dans la farine. Le keeper de l'Excel s'envolait pour détourner une reprise de Benteke, servi comme un roi par un service de Dalmat à la 43e.

Du coup, le Français payait de sa personne en ponctuant une jolie construction visiteuse juste après la pause. Plongé dans le dos de Chantry, il trompait Volders sans trembler. Onyewu donnait une leçon en signant un doublé. Une nouvelle fois sur une île déserte, au deuxième poteau, Guchi crucifiait encore Volders de la tête. 0-3: net et sans bavure pour les Rouches qui misent sur un faux pas d'Anderlecht à Westerlo.
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"J’ai vu l’ouverture, j’y suis allé"
C'est toujours un événement quand un défenseur réalise un doublé. Voilà la performance réalisée par Oguchi Onyewu. Le colosse américain a choisi de traiter ce fait d'arme avec humour: “C'est un accident. Un double accident. J'ai voulu dégager mon camp et voilà...” À peine plus sérieux, il remarquait: “J'ai vu l'ouverture et j'y suis allé. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive." De fait, on se souvient d'un coup de force similaire à quelques dizaines de kilomètres du Canonnier. À savoir à Mons, il y a trois ans. Faut-il en déduire que l'air du Hainaut lui réussit? À ses yeux, ce n'est pas cela le plus important. La fin de compétition occupe son esprit, même si dans son style caractéristique de rappeur il affirme: “Moi, je reste cool. Je ne vais quand même pas m'exciter? Je suis ainsi, je ne changerai plus." Seule ombreau tableau, suite à une carte jaune qui paraissait évitable et que lui juge injuste, Onyewu sera suspendu samedi pour la visite du FC Malinois à Sclessin. L'occasion de (re)voir à l'œuvre la paire Sarr-Mikulic. Momo revient manifestement au bon moment...
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Le vainqueur, Lazlo Bölöni, avait le triomphe modeste et pensait d'abord à apporter à l'Excel son soutien moral dans ces circonstances pénibles. "Quand je vois cette équipe, ce stade plein et cette ambiance, je répète que ce club ne peut pas disparaître de la carte footballistique belge.” Perfectionniste, le Roumain savourait ce beau succès en pensant déjà à améliorer ce qui l'a dérangé dans le chef des Liégeois. “Nous avons été bousculés en première période. Heureusement, notre deuxième but a assommé notre adversaire. Nous avons mis trois buts et j'en suis satisfait. Mais certains gars auraient dû être plus réalistes. Notre défenseur a quand même mis deux buts aujourd'hui. Quelques joueurs m'ont donné l'impression de ne penser qu'à eux au lieu de privilégier le jeu simple. Pourtant le plus efficace!”

Enzo Scifo encaissait cette défaite avec philosophie et le sens de l'humour. “En première période, nous avons construit quelques séquences qui auraient dû nous permettre de recoller au score. Mais nous avons fait des erreurs qui se sont payées cash. Nous avons ensuite modifié notre système mais le Standard était bien en place. D'une manière générale, un homme a aussi fait la différence. Si Onyewu avait joué pour nous, le résultat aurait sans doute été différent.” Et le mentor de l'Excel de s'adresser à Benoît Roul, administrateur du REM:“ A-t-on l'argent pour acheter ce joueur?”, lança-t-il sous forme de boutade avant de redevenir sérieux pour évoquer l'extrasportif:“ Nous avons reçu quelques nouvelles et nous restons optimistes.”

Ecrit par Rédaction standard.be

12:29 Écrit par LA FAMILLE ROUCHE dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : championnat, onyewu, boloni, mouscron, scifo |  Facebook |

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