22/01/2009

Revue de presse

"Ah, si Thierry Henry pouvait me le remettre..."

decoration

(GDS - D.Schyns) Le Standard a, comme prévu, fait sauter la banque, hier soir au casino d'Ostende, où le suspense a régné en maître. C'est, au final, grâce à une différence de quatre petits points qu'Axel Witsel a remporté le Soulier d'Or, au nez et à la barbe de Milan Jovanovic. Douze mois après Steven Defour, c'est unautre jeune joueur belge, promis lui aussi au plus bel avenir, qui a décroché la timbale. Axel Witsel n'avait jamais caché qu'il briguait ouvertement le trophée. “Mon plus beau cadeau, je l'attends à la Côte.", avait-il confié le 12 janvier, jour de son 20e anniversaire. Son vœu a été exaucé, et son talent reconnu. “C'est grandiose.”, a-t-il confié, après que Jovanovic et lui se soient pris par la taille, à l'heure du décompte final, unis par le même stress. “C'est Zinedine Zidane qui, l'année dernière, avait remis le Soulier d'Or à Steven Defour. Je veux bien que ce soit, dans quelques semaines, Thierry Henry qui me l'offre...”

Joueur de classe, élégant, propre (cinq cartes jaunes en 2008), bien élevé, Axel Witsel sait que le plus difficile reste à faire:confirmer son nouveau statut, comme Defour a réussi à le faire. “Ce Soulier d'Or, je le dédie à Thierry, mon papa.”, dit-il.“C'est lui qui m'a inculqué les bases du football, même si rien n'a été facile. Il était tellement sévère avec moi...” Débarqué à Ostende avec toute sa famille et son agent, Jorge Vidal, plus heureux encore que lui, Axel Witsel a passé la nuit à l'Access Hôtel, à 200 mètres du Casino, d'où il partira en fin de matinée pour rallier l'Académie. À son menu, point de presse à 13h et entraînement à 16h. “Laszlo Bölöni m'a rappelé qu'il avait dit que le Soulier d'Or allait souffrir. Je suis prêt...” Bölöni justement, Witsel l'oublia, à chaud, à l'heure de remercier, sur la scène du Kuursaal, ceux à qui il pensait. Ses équipiers, la direction du Standard, sa famille, sa fiancée, son agent...“Je suis confus d'avoir oublié Michel Preud'homme et Laszlo Bölöni.”, lâcha-t-il, enfoui dans une chemise...mauve du plus bel effet. “Le premier m'a lancé, le deuxième m'a remis dans l'axe, là où je suis le plus fort. Je les remercie tous les deux...” Axel eut, aussi, une pensée pour Jovanovic. “Il aurait tout autant que moi mérité de l'emporter." Entre les deux, Laszlo Bölöni n'a pas tranché. “Witsel ou Jovanovic? C'est comme si vous demandiez à un père de famille de choisir entre son fils aîné et son fils cadet. C'est impossible...”

Pour... 4 petits points


(GDS - C.Van Impe) Comme prévu, le Standard a fait le plein hier en plaçant 5 joueurs dans le top 6. Axel Witsel, un des premiers arrivés sur place et celui pour qui les internautes de Sud Presse avaient voté en masse, a été élu sur le fil. Il s’agit du premier Soulier d’Or wallon depuis Philippe Albert en 1992. Pour le dernier Wallon jouant dans un club wallon, il fallait carrément remonter à Christian Piot en 1972. Pendant que les invités débarquaient tous plus glamours les uns que les autres au Casino, les résultats du premier tour de scrutin commençaient à tomber au compte-gouttes. Comme prévu, c'est Marouane Fellaini (175)qui prenait le large devant Mbark Boussoufa (143). Il fallait ensuite traverser un gouffre pour trouver trace des autres favoris:Milan Jovanovic (5e/33), Dieumerci Mbokani (6e/25), Steven Defour et Axel Witsel (8e/22), Jan Polak (10e/17) ou encore Guillaume Gillet (11e/11).

Largué à 155 points de son pote Fellaini, Axel Witsel allait se rattraper au second tour. Avec 204 points, il l'emportait presque grâce à l'aide de la photo-finish, avec quatre petites unités seulement de plus que Milan Jovanovic, élu “Footballeur Pro” en juin dernier dans cette même salle. Il s'agit du troisième plus petit écart de l'histoire. En 1961, Paul Van Himst avait terminé avec deux points d'avance sur Denis Houf, Pär Zetterberg avec trois sur Franky Van der Elst en 1997. 204 points pour un vainqueur, c'est par ailleurs du jamais vu depuis le début du troisième millénaire. À titre de comparaison, Ahmed Hassan avait échoué à la deuxième place l'an dernier avec 206 unités, une autoroute derrière les 318 de Steven Defour. On pouvait s'y attendre mais on peut évidemment parler de plébiscite du Standard avec 5 Rouches parmi les 6 premiers. Exactement comme Anderlecht en 2000, qui avait alors placé Jan Koller, Yves Vanderhaeghe, Walter Baseggio, Bart Goor et Tomasz Radzinski dans le top 6. Mais la roue tourne: hier aucun Anderlechtois n'était présent, pendant que les Standardmen faisaient sauter les bouchons de champagne. Et dire que, conformément au règlement, on
est passé à 4 petits points d'avoir deux Souliers d'Or...

Entre Axel Witsel, le plus jeune et le plus talentueux de tous, Milan Jovanovic, le plus spectaculaire et le plus décisif, et Dieumerci Mbokani, le meilleur buteur de l'année 2008 (28 buts en compétitions officielles), tous candidats autoproclamés à la succession de leur capitaine, le verdict aura surtout consacré, plus qu'une individualité, le retour du Standard au premier plan, le club principautaire classant 5 de ses joueurs dans le top 6. Outre le fait que, pour la troisième fois en quatre ans, le Soulier d'Or a donc pris la direction de Sclessin, c'est ce que l'on retiendra de la soirée organisée au Kuursaal d'Ostende, en regrettant au passage que des garçons comme Onyewu, Sarr et Marcos, trois piliers des succès rouges, n'aient eu voix au chapitre, handicapés, comme toujours, par leur statut de défenseur. Redevenu champion de Belgique, après un quart de siècle de disette, brillant, jusqu'ici, sur la scène continentale, le club de Sclessin a été présent, en 2008, sur tous les fronts de l'actualité, trustant toutes les distinctions, du titre de Footballeur pro de l'année (Jovanovic) à celui d'Entraîneur de l'année (Preud'homme), en passant le Soulier d'Ébène (Fellaini) et le titre de Meilleur espoir (Witsel), tandis que Lucien D'Onofrio vient d'être élu personnalité no1 du football belge.

Un patron qui, après avoir entériné à l'été dernier le plus gros transfert de l'histoire du football belge (Fellaini à Everton), a rejeté ces dernières semaines, l'une après l'autre, les offres de grands clubs étrangers, pourses étoiles les plus brillantes, entendant permettre à un club qu'il a sauvé de la faillite avant de le ramener au sommet, de poursuivre en 2009 ses folles aventures.

Le Soulier d'Or, c'est comme le gros lot à l'Euro Millions. Et plus les candidats sont nombreux, comme cette année, plus il y a de déçus. Marouane Fellaini, grand vainqueur du premier tour, devait bien se douter que cela ne lui suffirait pas à l'emporter au final. Il n'empêche que, comme lors du Footballeur Pro, il semblait groggy. Il mit en tout cas beaucoup de temps à réagir lorsqu'on lui annonça qu'il était élu “Meilleur Belge évoluant à l'étranger”. Et lorsque Jovanovic déclara que c'était peut-être encore mieux que le Soulier d'Or, il lança, mi-figue, mi-raison: “S'il le dit, c'est que c'est vrai.”
jovano1


"Quatre points d’écart, c’est la vie.", dit Jova. "Je ne suis pas trop déçu. Ma seule déception, c’est la sixième place de Mbokani. C’est un scandale! C’était mon favori, juste devant Witsel. Si vous l’aviez contre vous ou à vos côtés sur le terrain, vous comprendriez. Dieu, c’est tout simplement le meilleur. Maintenant, c’est super pour Axel! C’est une superbe soirée pour le Standard, une victoire en équipe.”

Marouane Fellaini: “J’étais venu pour soutenir mes amis, mais aussi avec un petit espoir de victoire. Mais je ne suis pas déçu car je savais bien que mes chances étaient minces en ayant joué que six mois en Belgique. Tous les joueurs du Standard cités parmi les favoris auraient mérité de l’emporter. Je suis juste étonné par la sixième place de Dieumerci Mbokani. En ayant marqué quasi 30 buts en un an, il méritait certainement mieux que ça. Je n’aurai sans doute jamais le Soulier d’Or mais ce n’est pas grave car ça voudrait dire que je suis parti pour une longue carrière à l’étranger."
mbokani8

Dieumerci Mbokani a eu du mal à cacher sa déception, à l'annonce des résultats. La victoire de son équipie ret la 2e place de son compère offensif ne l'ont pas vraiment réjoui. Mais il est resté calme sur le moment même...puis a explosé. “Sixième, ce n'est pas normal car je suis le meilleur attaquant de Belgique. C'est du racisme, c'est parce que je suis noir. Je ne serais pas reconnu en Flandre? Des foutaises! De toute façon, ne comptez pas sur moi pour l'année prochaine, je ne serai plus là. Je serai, je l'espère en Allemagne. Idem pour le Soulier d'Ébène et le Footballeur Pro, oubliez-moi!”

"C'est, avant tout, la victoire du Standard mais aussi la reconnaissance du talent d'Axel.", dit Pierre François. "L'an dernier, nous l'avions emporté avec un joueur de 19 ans. Cette fois-ci, le vainqueur n'a que quelques mois de plus. Cinq joueurs dans le Top 6, du jamais vu. J'ai une pensée pour Jova mais il a eu le Footballeur Pro. J'en viens même à me dire qu'avec 4 points de plus, nous aurions eu deux Souliers d'Or pour le prix d'un.” Le directeur du Standard ne croit pas que le succès risque de monter à la tête d'Axel. “Je pense qu'il va bien gérer ça.” Et le Standard, comment va-t-il
gérer ce succès? “Un départ? On avait dit ça pour Defour. Que je sache, il est toujours au Standard et heureux d'y être.”
definttek

Débarrassé du poids de sa godasse, le capitaine du Standard était heureux de l'avoir transmise à un équipier.“Il est jeune, Belge et très régulier.", dit-il. “Selon moi, c'est ça qui a fait la différence. Je pense que, l'an dernier, je devais ma victoire
aux mêmes critères. Même s'il y avait moins de concurrence interne.”
Une concurrence interne qui aurait pu bénéficier à d'autres joueurs du Standard. Car Onyewu, Camozzato ou De Camargo méritaient sans doute davantage que quelques points. "Je pense effectivement que nous avons tous un petit quelque chose à voir avec le succès individuel de nos équipiers.", dit Igor De Camargo. "Ceux qui ont voté ne diront sans doute pas le contraire et le fait que le Standard place quatre joueurs parmi les cinq premiers est une preuve de notre force collective. Il fallait un vainqueur et c'est Axel mais cela aurait tout aussi bien pu être Dieu qui ne se retrouve finalement que sixième. Je vais même vous dire que, si Marouane était resté avec nous, c'est lui qui l'aurait emporté.”

Malade, Michel Preud'homme était resté à Gand mais il se joignait évidemment volontiers à la joie de la famille Rouche. D'autant que son pronostic (Jova et Axel ex-aequo) était presque exact. "Il était pratiquement impossible de les départager et c'est toujours le cas après le scrutin.", dit-il. “Je savais juste que Steven ne gagnerait pas parce qu'il l'avait déjà emporté l'an dernier. Mais la sixième place de Mbokani est scandaleuse:le Standard devait placer 5 joueurs dans le Top 5."

Ecrit par Rédaction standard.be

17/09/2008

Everton v Standard : Jour J-1


Qu’est-ce qui a changé depuis Liverpool?

 


(GDS - D.Renard) Il s’en est passé des choses en 20 jours... Le Standard s’envole aujourd’hui pour Liverpool. Même horaire, même schéma que la dernière fois. Seulement 20 jours séparent ces deux voyages à la destination identique. Pourtant entre Liverpool en août et Liverpool en septembre, il s’est passé différentes choses.

1. Le départ de Marouane Fellaini.

385119543

Le fait le plus important concerne bien entendu le départ de Marouane Fellaini. Le jeune international belge s'est montré tellement brillant contre les Reds, qu'il a attiré l'attention du voisin. Son transfert record fait partie de ces propositions indécentes qu'aucun club, à part peut-être celui de Roman Abramovitch n'est en droit de refuser. En rejoignant Everton, Fellaini a assuré l'équilibre financier du Standard pour un bon moment. Il n'en demeure pas moins que ce transfert crée un trou béant. C'est sans doute maintenant qu'on va mieux se rendre compte de la place énorme qu'occupait Marouane Fellaini. Non seulement il protégeait la ligne arrière, il animait la ligne médiane, mais il apportait un danger pointu au cœur du rectangle adverse. Fellaini est l'un des éléments les plus complets, les plus accomplis de sa génération. Même si l'on attend monts et merveilles de cet autre diamant brut qu'est Mangala, Marouane n'a, actuellement pas d'équivalent. Tout
semblait indiquer que Benjamin Nicaise allait s'imposer. Contre Courtrai, on a assisté à une autre mise en scène. Mais ce n'était que Courtrai. Le tandem Defour-Witsel aura-t-il les épaules assez larges pour supporter la pression physique qu'imposera Everton? Laszlo Bölöni reconduira-t-il cet équipage? Voilà la première clef de la joute qui aura lieu jeudi soir dans le chaudron bleu de Goodison Park. Craquer ou ne pas craquer... Telle sera la question!

2. Le retour de Milan Jovanovic.

jovabelga

Il n'est pas au mieux, c'est incontestable. Mais il est là. Présent, opérationnel. Ce qui n'était pas le cas le mois dernier. Lors de son entrée dans le temple d'Anfield, Milan Jovanovic s'est cherché. Il errait, fantomatique. Incapable de trouver sa position sur l'échiquier. Heureusement, il va mieux. On a même l'impression qu'il suffirait d'un déclic pour le retrouver fringant,
chevaleresque, et surtout, décisif. À condition de supporter le duel musculaire que lui imposeront les Anglais, à condition de tenir bon quand les Pitbulls d'Everton sortiront les crocs, Jovanovic a un atout dans son jeu. Ses caractéristiques techniques, sa vitesse, sa frivolité constituent autant d'armes susceptibles de cisailler les lignes adverses.

3. La sérénité d’Andres Espinoza.

espinoza4
 

Le 26 août, dans le hall de l'aéroport de Bierset, juste avant de grimper dans l'avio, Andres Espinoza, un large sourire aux lèvres nous avait dit: "Liverpool? C'est juste un match amical!" Il s'agissait d'une bravade, d'une plaisanterie. Pourtant, cette approche attestait d'un certain état d'esprit. Spino ne doute de rien. Surtout pas de lui-même. Voilà probablement pourquoi il se trouve encore et toujours entre les perches liégeoises. Depuis le début de la saison, on le sent serein. Il inspire davantage de confiance. Tant à ses équipiers qu'aux supporters qui chaque semaine scandent son nom. Mieux! Lors de la rencontre entre la Belgique et l'Estonie, il s'est trouvé une poignée de fans liégeois pour entonner “Espi-nozaaa” quand Stijnen est venu prendre place dans le but situé au pied de la Tribune 3. Contrairement à Liverpool, Everton ne va pas se priver de faire pleuvoir les parachutes dans le rectangle du Standard. Là, on attendra du portier Équatorien qu'il régisse la circulation aérienne. "Je ne me prends pas la tête.", dit-il, "car j'ai la conviction d'avoir progressé. Le football belge présente sa réalité. Qui n'est pas celle que je connaissais en Amérique du Sud. Un temps d'adaptation s'est avéré nécessaire. Je joue désormais à la manière d'un Européen.(Il rit) Ceci tout en
gardant mon style, évidemment..."
Évidemment!

4. On voit la griffe de Laszlo Bölöni.

boloni5

Le Standard-Champion, celui de Michel Preud'homme avait une conception de jeu. La meilleure approche qui soit, puisqu'elle a mené au sacre. Laszlo Bölöni voit le football de manière différente. Tous ses entraînements visent un seul et unique but:aller plus vite!Ce qui implique inévitablement une parfaite maîtrise technique, ainsi qu'une vision panoramique du champ. En tenant la dragée haute à ce monstre qu'est Liverpool, le Standard a incontestablement gagné en maturité. Il ne débarquera plus au “John Lennon Airport” avec la sensation de devoir gravir l'Everest. Les Rouches disposent de points de repère. Par rapport à Everton, puis surtout par rapport à eux-mêmes. Chacun sait que
la méthode prônée par Bölöni a du bon. Qu'elle représente peut-être, sans doute, même un pas supplémentaire vers une élévation de niveau international, cette fois. Le Standard qui tentera d'illuminer Goodison Park est-il plus fort que celui qui mit Anfield Road à ses genoux? Il est différent! L'examen qu'il passera jeudi est de ceux qui permettent de sonder l'avenir.Outre l'aspect financier, représenté par une présence dans les poules de la coupe UEFA, c'est un test énorme, proposé avant le Clasico contre Anderlecht.

Dante: “J’ai une revanche à prendre”

dante



 

(GDS - D.Renard) D'abord une mise au point. Dante ignore qu'une vidéo circule sur le net. Elle le montre repoussant vertement et sans l'ombre d'un sourire, Jovanovic, venu saluer De Camargo après le premier but face à Courtrai. Ces images ont interpellé les supporters du Standard. Elles auraient plutôt tendance à énerver le défenseur brésilien. "Qu'est-ce qu'ils cherchent à la fin, les gens? À faire croire que nous nous disputons? Que nous ne nous entendons pas? Cet aspect du football me gène de plus en plus. Mais je vais quand même vous répondre. Entre Jova et moi, il existe une complicité. Nous nous charrions toujours. Le fait que vous me racontez allait dans ce sens-là.Il n'y a rien d'autre." Voilà la version de Dante.

À propos de Jovanovic, toujours et de la rencontre à Everton, il dit: "Ses qualités sont terribles. Homme contre homme, il est parfois impossible à arrêter. Nous comptons beaucoup sur lui, jeudi. Oui, Jovanovic représente une arme déterminante." Ce retour à Liverpool, même si c'est pour y affronter le deuxième club de la ville représente un challenge aux yeux de Dante: "Quand je revois les images du but de Kuyt, je râle aujourd'hui encore. Attention, je ne ressens aucune culpabilité. Par contre, si je peux réaliser un coup, alors je serai vraiment heureux. Je monterai sur la pelouse avec un cœur gros comme ça et en espérant marquer un but!" Beau défi. À défaut, ne rien encaisser constituerait une performance de choix, qui laisserait la porte ouverte aux plus beaux espoirs.

 

Dalmat: “0-1 serait super"

dalmat

(GDS - D.Renard) Le Standard ne manque pas d’atouts offensifs, susceptibles de faire sauter le verrou. Wilfried Dalmat fait partie de ceux-ci. On se focalise sur Mbokani. On
espère Jovanovic. Parce que ces deux pointes ont du répondant. Puis surtout la capacité
de mettre la défense d'Everton dans les courants d'air. C'est oublier qu'il faudra aller dans les duels, et que là, la présence d'Igor De Camargo risque d'être prépondérante. C'est oublier que parfois, pour traverser les blocs de béton, une lame venant de la deuxième ligne est parfois plus meurtrière. Là, intervient Wilfried Dalmat. "Pour cela, il faut que l'entraîneur m'invite à participer aux débats.", dit-il sereinement. "Si tel est le cas, je sais ce qui m'attend." Dalmat est bien intégré. Le Standard comble ses ambitions actuelles. Pourtant...

"Il me manque un truc. Jouer un match que j'estimerai plein. Marquer un but décisif. Quelque chose comme ça. Y parvenir à Everton serait magnifique." Quand on lui demande quel score ferait son affaire, Wilfried ne fait pas montre d'une grande originalité: "L'idéal serait 0-1. Ou un nul. Mais avec des buts. Je préférais éviter le 0-0. Avec le retour à Sclessin, nous serions assis entre deux chaises. Imaginez alors qu'Everton ouvre la marque...Non, pas 0-0."

Samedi lors de la venue de Courtrai, Wilfried Dalmat faisait partie de ceux qui se sont sentis visés parla colère de Laszlo Bölöni. Même si, installé au poste de demi droit, il ne se trouvait pas au front. "Le coach nous a reproché notre manque d'efficacité. Nous devions inscrire davantage de buts, c'est vrai." De prime abord, on a tendance à se dire que l'essentiel était d'abord d'empocher les trois unités en jeu. Ensuite, de ne perdre aucun élément pour cause de blessure. Ces objectifs étant respectés, Bölöni a-t-il eu raison de d'abord mettre en avant ce qu'il considère comme un élément négatif? Wilfried Dalmat répond: "Oui. Son raisonnement est logique et vise plus loin. Si nous sortons du terrain avec un 4 ou un 5-0, nous aurons fait le plein de confiance. À Everton, nous ne disposerons pas d'autant d'occasions. Il faudra profiter de la moindre possibilité qui s'offrira. Or les buts, on les marque quand on est bien dans la tête. Pas lorsqu'on demeure sur un échec. Voilà le message fort que notre entraîneur tenait à faire passer."

Attaquer, être présent en zone de finition, conserver la lucidité, demeurent les chemins les plus courts pour actionner le marquoir.Pour y parvenir, il faut d'abord gagner des duels. En remporter des dizaines. "Une formation britannique ne vous laisse aucun répit à cet égard.”, dit Wilfried Dalmat.“À Liverpool, j'ai le sentiment d'avoir bien joué, mais uniquement dans un rôle défensif. Ce n'est pas ce que je préfère, pourtant si cela peut nous conduire au tour suivant, il ne faut pas hésiter.” Le tour suivant, en l'occurrence, ce sont les poules. Une perspective qui a valeur d'investissement. "Quatre matches de haut niveau supplémentaires forgent l'expérience.", ajoute le Français. "Quatre matches au minimum, bien entendu. Dans l'op-
tique de notre prochaine participation à...la Ligue des Champion, voilà, un apprentissage qui n'a pas de prix."
Raisonnablement optimiste, Dalmat, qui ne snobe pas pour autant Everton.

Ecrit par Rédaction standard.be - Marc

 

 

17:21 Écrit par LA FAMILLE ROUCHE dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dante, dalmat, jovanovic, boloni, everton, espinoza, fellaini |  Facebook |

16/09/2008

Il était moins une pour Fellaini

 

Le décalage horaire entre la Begique et l'Angleterre a rendu possible le transfert de Marouane Fellaini à Everton. Mais il était moins une.

Everton avait proposé dimanche soir une offre de 15 millions pour Fellaini,
offre jugée insuffisante par le Standard. Le lendemain, Luciano D'Onofrio s'est
rendu à Liverpool en vue de négocier. Lorsqu'un accord est intervenu, la
délégation a pris le chemin de Zaventem pour y retrouver Fellaini et
son père.

Le temps venait à manquer lorsqu'il est apparu que le vol
qui emmenait D'Onofrio et les émissaires d'Everton allait atterrir à 0h40 à
Bruxelles-National. Mais la solution est intervenue grâce au décalage horaire. A
ce moment, il était en effet 23h40 en Angleterre.

Il ne restait plus à
Fellaini qu'à signer son contrat et renvoyer avant 23h59 (heure britannique de
clôture du marché des transferts) les papiers aux responsables de
la Premier League.

www.11online.be

18:23 Écrit par LA FAMILLE ROUCHE dans Mercato | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fellaini, transfert, everton |  Facebook |